Sound of Noise
manumen | 27 janvier 2011Journal du pays Yonnais 27/01/2011
manumen |Sur Pulsomatic demain
manumen | 26 janvier 2011Martin Roulet
La Roche-sur-Yon (anciennement Napoléon-Vendée) entre avec fracas dans le XXIe siècle avec La Gâterie. Le lieu remplace le défunt l’Art vivant et devient la nouvelle (et seule) galerie non-marchande de la cité vendéenne. Pour sa première exposition, La Gâterie accueille un jeune artiste manceau. Martin Roulet mélange street art et calligraphie pour recouvrir les murs d’inscriptions géantes, de grands aplats colorés, puisant dans la culture pop et rock. Look at me !, c’est notamment plein de gros mots qui pètent aux yeux. Pour les âmes prudes, Martin Roulet a même prévu une cabane pour s’en cacher.
[Tim BLIT]
Ouest france 26-01-2011
manumen |Blog party sur la Gâterie
manumen | 24 janvier 2011Du nouveau pour les arts plastiques
Araktu : Par Philippe Bertheau le lundi 17 janvier 2011, 20:20
“Il y a d’ailleurs là un paradoxe. Ce qui était injustement autorisé aux artistes amateurs par l’Art Vivant (cotisation de 30 € pour exposer et 30% de prélevé sur les ventes) est maintenant interdit aux professionnels qui exposeront à La Gâterie. Voyons là une simple volonté de se mettre en conformité avec la loi et les règles de la concurrence. “
La Gâterie : une nouvelle galerie d’art “branchée” à visiter
Par Pierre Regnault le Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan
“Qu’on ne s’y méprenne pas : l’art est parfois provoquant ! C’est aussi sa fonction. C’est un vrai choix politique de permettre et de favoriser ce type d’expression que nous assumons avec fierté ! “
“La Gâterie” l’art en mouvement… et l’espace pour…
portail Jeune - 14 bis
Feedback sur l’inauguration de la Gâterie avec Martin Roulet
manumen | 23 janvier 2011La Gâterie pour savourer l’art contemporain
manumen | 22 janvier 2011La Gâterie, ce soir
manumen | 21 janvier 2011LA GÂTERIE, espace de création contemporaine
est heureuse de vous annoncer son ouverture le
samedi 22 janvier 2011
avec l’exposition “Look at me” de Martin Roulet
http://www.lagaterie.org/
Déroulement des festivités: ouverture dès 18h; 18h30, début des discours. Vers 19h30, on sort enfin l’apéro! Vers 20h, début du DJ set de Dusty Party suivi par DJ Martin. 23h, fermeture; on file au bar des artistes puis tournée des grands ducs pour les warriors. Une interview est également diffusée sur Graffiti:http://www.urban-radio.com/ L’émission c’est Crock News, de 18h à 19h ce vendredi, ou en podcast. Au plaisir




Egare moi - La Gâterie j-1
manumen | 20 janvier 2011Une nouvelle galerie d’art contemporain ouvre demain à La Roche-sur-Yon

La Gâterie ouvre ses portes ce vendredi dans le quartier des halles. Ce nouvel espace dédié à l’art contemporain veut promouvoir de jeunes artistes. Il remplace la Galerie de l’Art vivant, 17, place du Marché, et offre un espace d’exposition de 90 m². Pour son inauguration, La Gâterie organise un vernissage ce vendredi à 18 h de l’exposition de Martin Roulet (installation, wall painting).
Faites les murs - la gaterie J - 2
manumen | 19 janvier 2011Docu et/ou fiction, où est la vérité sur l’art vu par Bansky, star mondial du Street Art, qui avance avec une armée de graffer dans un monde qui veut rester underground et sincère ? Pas gagner.
En tous les cas, ce film est branché à notre actualité ? Une Gâterie qui montre la nécessité d’aider les artistes de street art comme Martin Roulet, à s’exposer dans des lieux où les conditions ressemblent plus à celles de la rue qu’à celles des cimaises de musée.
Martin Roulet “Look at me” - La Gâterie J-3
Francois | 18 janvier 2011On trouve dès l’Antiquité sur les murs des cités trace de cette forme d’expression directe désormais prénommée graffiti: les murs d’Athènes servirent de support aux revendications et aux fantasmes des citoyens; les pierres de Pompéi fleurissaient de bon nombre de mots satiriques, politiques ou amoureux. L’être humain, depuis l’invention de l’écriture, n’a probablement jamais cessé d’inscrire sauvagement ses sentiments aux murs qui l’entourent, anonyme, témoignant de l’existence et du caractère d’une part de la population des villes.
Injurieux, revendicatif, sentimental, narcissique… Le graffiti est probablement l’une des manifestations les plus anciennes des états d’âme du citoyen lambda. Il a traversé les siècles pour muer durant les années soixante aux États Unis, en adoptant l’esthétique et les codes que nous lui connaissons aujourd’hui: alors que la publicité commençait à envahir nos villes, les graffeurs s’en appropriaient les façades pour y déposer leur « blaze »: un pseudonyme valant tant pour ses qualités graphiques que pour le défi de son inscription − difficultés d’accès au lieu ou risque d’être surpris par les autorités.
Avec Jean-Michel Basquiat et la complicité d’Andy Warhol, ce sont les toiles du peintre et les cimaises des grandes galeries qu’il conquit.
Né d’un père peintre en lettres, ayant reçu une formation de graphiste, Martin Roulet bénéficiait déjà d’une large connaissance du dessin des mots lors de ses premières expériences artistiques. Séduit par la pratique du graffiti, il en a rapidement intégré les codes pour entamer un travail artistique en partie fidèle aux concepts du Pop Art, mais original et d’un genre singulier: ce ne sont pas les images et produits de la société de consommation qu’il utilise, mais ces écrits anonymes collectionnés au cœur de l’espace publique, ces motifs du paysage citadin, offerts dans toute leur crudité, leur naïveté ou leur agressivité.
La publicité aussi s’étale dans nos rues, mais elle travaille uniquement à nous tenter, à nous séduire. Elle se pare pour se faire de mots colorés, aux typographies originales, aguicheuses… Toutes ces lettres dessinées qui nous sollicitent dès que l’on met le nez dehors, qui provoquent en nous indifférence, amusement ou indignation et façonnent malgré tout notre façon d’appréhender le monde, toutes ces lettres esthétisées, tous ces mots exhibés sont la matière première de ce jeune artiste.
Du graffiti, Martin Roulet a également conservé le goût pour la confrontation avec l’espace architectural: délaissant le classique châssis entoilé, sa peinture se déploie à même les surfaces des lieux qu’elle investit: elle en exploite les contours pour donner naissance à des environnements dynamisés de couleurs vives et de mots interpellant le spectateur sans ménagement. Chacune de ses créations impose à l’artiste une gymnastique particulière et provoque de fait une relation inédite entre le corps et l’espace, un jeu avec les contraintes spécifiques du lieu. Cette démarche fait de la majorité de ses réalisations des œuvres uniques et éphémères, indissociables de l’espace et du temps dans lesquels elles viennent prendre place.
Martin Roulet s’approprie ainsi des éléments de notre univers et les restitue sous un jour nouveau. Le contraste des émotions les plus communes y est mis en évidence, dans un flirt avec les paradoxes et les anachronismes où la matière est poussée à se jouer de son sujet.
L’exposition « Look At Me » témoigne de l’intérêt de cet artiste pour l’ambiguïté et la complexité des relations humaines au sein d’un espace donné: « REGARDE-MOI DANS LES YEUX »; cette injonction érigée tel un mur au centre de la pièce vient diviser celle-ci et séparer les visiteurs, ne permettant à la majorité d’entre eux de ne s’apercevoir qu’à travers les espaces “vides” des lettres. La phrase sonne à la fois comme un défi, une provocation intimidante, mais aussi comme le vœux d’une reconnaissance d’authenticité et de vérité: les yeux dit-on sont le miroir de l’âme…
Si la distance entre les êtres humains, leur difficulté à communiquer les uns avec les autres est ici matérialisée, ce qui nous uni malgré tout se présente aux murs sous un jour coloré: les vanités de Martin Roulet sont réalisées dans des teintes vives et acidulées. Les orbites de ces crânes semblent narguer le spectateur et la proposition sculpturale de l’artiste: la mort guette alentour et il nous est impossible de la saisir.
En contrepoint apparaissent ironiquement des abréviations très contemporaines puisque nées avec l’essor des technologies de communication: MDR (mort de rire), LOL (lot of laughs)… Autant d’expressions traduisant le rire que l’artiste a travaillé minutieusement, à la façon des maîtres enlumineurs de la Renaissance. Peut-être le rire est-il en effet la réponse la plus saine à cette peur ancestrale? L’on ne pourra s’empêcher d’évoquer ici le fameux « For the love of God, laugh » (Pour l’amour de Dieu, riez), la tête de mort souriante et sertie de diamants de Damien Hirst. Reste à savoir si ces expressions du rire sont une forme de sarcasme vis à vis de ces êtres humains qui ne parviennent à s’unir ou à se comprendre alors que la faucheuse rôde, ou s’ils sont le moyen que propose l’artiste pour parvenir à dépasser cet état de faits.
Si dans cette première pièce Martin Roulet se sert du spectateur à ses dépens pour souligner l’état de conflit et la séparation que peuvent occasionner une construction ou des mots, la deuxième se propose de lui offrir un peu de répit et de recueillement sans pour autant lui faire oublier le monde dans lequel il évolue: les murs sont couverts de graffitis injurieux, agressifs, violemment peints en rouge. Au cœur de ce florilège de marques haineuses se dresse une cabane de fortune, faite de bois de palettes et de cartons, où il est possible de se réfugier pour un temps, de s’isoler d’un environnement visiblement néfaste. Cette pièce dans la pièce s’offre humblement, dans toute sa simplicité, créant l’illusion d’une intimité retrouvée: ces matériaux pauvres en font l’inverse exact de ces grandes pages blanches solennelles et intimidantes que peuvent être le mur ou la toile vierge. L’artiste y a déposé des cartes portant l’incitation: « exprime-toi ». Des crayons sont mis à disposition du visiteur, libre à lui d’écrire ses impressions sur les murs ou au dos des cartes, de dessiner, d’accrocher fièrement sa réalisation ou de repartir avec.
Martin Roulet donne ainsi la possibilité aux visiteurs d’être les co-réalisateurs de son installation, de créer une interactivité qui les émancipe de leur statut de simple spectateur.
Aussi, si le titre de l’exposition « Look at me! » (regarde-moi!) peut se référer à l’aspect narcissique et existentialiste du graffiti, la mise en scène occasionnée par cette installation où le visiteur est à la fois figurant et créateur instaure une distanciation de son auteur qui renvoie cette incitation à chacun: « regarde-toi ». Martin Roulet nous invite à une méditation personnelle sur notre position au sein du contexte social et culturel contemporain en mettant en jeu ruptures et rapports entre langage, architecture et liberté.


















