Fêtes à faire - Fuzz’Yon 21-04-2011
manumen | 24 avril 2011
Pour reprendre l’expression entendue “Electro Pompe Vintage”, mais sacrément efficace, Amplifetes nous remet dans les années 80’s des plus noires et des plus intéressantes, avec un gourou beatnik certe un peu coincé sur les pas de danse.
Par contre les messieurs de Misteur Valaire sont des zébulons qui mettent à jour l’esprit des groupes festifs aux cuivres d’artifices, mais à la sauce hip- hip électro. çà le fait.
Quatrain - Musée de la ville
manumen | 23 avril 2011Le son de guerre - La Gâterie 18-04-2011
manumen | 19 avril 2011En réaction peut-être à ce Weed End de WAR, France Sauvage a sorti toute l’industrie lourde, puissante et apocalyptique comme les contrées Serbes noires et ravagées à peine remises des bombardements de 99 qu’ils ont traversé quelques jours auparavant. Décor post industriel néo-soviétique sauce Bilal.
Clown irradié et erratique, fan de Lofi, qui porte la folie dans ses boucles entêtantes et bruitistes. Un parfait compagnon pour une guerre à l’arme hilare.
Un concert expérimental à la Gâterie - Ouest France 15-04-2011
manumen | 16 avril 2011Rock’n'Roll circus - Fuzz’Yon 09-04-2011
manumen | 12 avril 2011
The Jim Jones Revue, pure moment Rock’n'roll, 100 % sixteen made in Jerry lee Lewis, au vague souvenir de mes premiers amours musicaux de Stray cats, mais en plus violent et avec l’hargne et l’esthétique d’un Nick Caves version bas fond. Coté pose sexy sensualité, on était verni après les Parlor Snakes.
Le projet Bewitched - Fuzz’Yon 11-04-2011
manumen | 11 avril 2011Démarrage en trombe, avec les Rennois Nag Nag Nag, aux intros accrocheuses “Debaser”, chauffant la salle pour les Bewitched Hands, la tribu Remoise, groupe à l’inspiration organisationnelle et musicale des Brian Jonestown Massacre avec autant de guitare mais au partage des voix très démocratique et collectif, pour servir une musique aérienne et sonique. It no folk.
La Gâterie #3
manumen | 10 avril 2011Bonjour à toutes et à tous !
Nous vous envoyons cette troisième newsletter pour vous annoncer la première manifestation de défrichage de musique actuelle
LE SAMEDI 16 AVRIL de 19 h à 22 h à la Gâterie.
GREGALDUR :
Guitare, vieux synthé et pédale de sample Gregaldur et ses partenaires de scène nous transportent dans leur projet bidouille lo-fi.
Ce mécanicien du son crée des morceauxenchantés, accompagnés de bruitages en tout genre, pour un meling pot musical des plus loufoques.
FRANCE SAUVAGE :
Providentiels acteurs de la scène expérimentale rennaise, ces gens ont pourtant l’air équilibrés. Mais voilà, difficile de définir la musique de France Sauvage : trop instinctive et agressive pour être Kraut, trop hallucinogène pour être vraiment industrielle. Un langage direct Rance et acide.
Nous tenons également à vous remercier d’avoir été aussi nombreux lors du vernissage de l’exposition d’Antoine Proux, le 26 mars et vous rappelons que celle-ci dure jusqu’au 15 mai.
Merci aussi aux bénévoles de nous avoir prêté main forte lors de cette soirée.
A bientôt pour de nouveaux rendez-vous !!!
Toute l’équipe de la Gâterie
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La gâterie
Espace de création contemporaine
02.51.46.14.05
17 place du marché
85000 La Roche sur Yon
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Antoine Proux, quelques décodeurs
manumen | 6 avril 2011I am the passage, je fais une (touche) pause , je me fraie un passage dans la voie de mon ascension, avec prudence “Heu”.. Tout l’itinéraire de l’artiste est recomposé, assemblé, filmé, photographié, de son enfance à Guéret à son travail d’aujourd’hui comme régisseur technique pour des installations théâtrales entre Paris et Tours. Sa bicyclette à 2 roues, la symbolique touche “pause”, l’autre le sens interdit, lui permet d’avancer et de pocher dans son quotidien de plus en itinérant comme un hobo des temps modernes avec un attaché caisse en bois jaune, and i ride and i ride (Iggy Pop).
[Exposition] Passages
Francois | 5 avril 2011En arrivant à La Gâterie, Antoine Proux a rapidement installé son plan de travail: un établi démontable et transportable sur lequel sont nées la plupart de ses réalisations. Ces nombreuses manipulations ont marqué le bois d’un réseau de lignes profondes auxquelles l’artiste a superposé les cartes des villes dans lesquelles il a vécu. Imprimées sur papier calque, le réseau routier se mélange à ces traces. Une guirlande électrique se promène au-dessus de ces entrelacs; des miniatures auxquelles l’artiste a donné la forme des logements qu’il a occupé viennent se placer sur de petites diodes qui les illuminent momentanément. Leur couleur définit la possibilité qu’il a aujourd’hui de se rendre encore ou non dans ces lieux. Enfin, la guirlande vient s’enrouler autour d’un témoin, ce bâton que les coureurs s’échangent dans les courses de relais.
Installée à l’entrée de l’exposition, Dancing Way regroupe toutes les préoccupations actuelles d’Antoine Proux, dont on retrouvera différentes déclinaisons à travers cette première exposition personnelle. En premier lieu, la question de l’Art: ce dernier ne cherche pas à dissimuler sa réalité artisanale; paradoxalement, sa non-finitude est affirmée: l’art est un chantier toujours en cours. En parallèle, la figure de l’artiste ici proposée est celle d’un être toujours en mouvement qui parcoure le monde afin de le saisir. A l’image de son œuvre, il est sans cesse positionné de façon instable entre la sphère privée et l’espace. Passant de l’une à l’autre sans complexe, Antoine Proux établi des correspondances ayant pour support le jeu avec les signes. Apparait en effet avec les cartes le second point manifeste de cette pièce: la carte répond à un besoin éternel de se repérer dans l’espace. Elle Permet de le construire et de le représenter comme un tout, notamment à l’aide de codes graphiques. Ces derniers ont évolué en même temps que les progrès scientifiques et techniques, affinant sa capacité d’abstraction, mais ceci n’a jamais empêché le cartographe d’être une sorte de peintre-figuratif, de paysagiste: si l’on s’en reporte à la logique de Port-royal « Quand on ne regarde un certain objet que comme en représentant un autre, l’idée qu’on en a est une idée de signe. C’est ainsi qu’on regarde d’ordinaire les cartes et les tableaux [...]. Et ainsi l’on dira sans préparation et sans façon [...] d’une carte d’Italie que c’est l’Italie ». La carte se voit et se lit: elle est à la fois un instrument et une image, un outil et un symbole.
Au vu de réalisations telles que Moulin à Paroles ou Pause, on s’aperçoit qu’une partie du travail entrepris par Antoine Proux consiste justement à cartographier le réel, mais à vif. En utilisant des symboles courants, à travers des actions minimalistes et des gestes simples, il marque le territoire de points de repères, balises d’un temps et d’un lieu particuliers qui sont autant d’invitations à reconsidérer le paysage urbain. Si la photographie permet de témoigner de ce marquage du territoire, la série Dirty Boots dont nous est ici présenté l’Episode Bleu fonctionne selon une stratégie inverse: ce sont des rebuts d’une même couleur collectés le temps d’une promenade qui témoignent et manifestent du passage de l’artiste. Ces détritus réifiés participent dès lors à la création d’un parcours, d’un réseau coloré pouvant s’étendre à l’infini. Concept que l’on retrouve dans les Tableaux Praticables, ces pistes d’escalade que chacun est invité à créer autant qu’il le souhaite et à nommer. Si les stratégies et les formes varient de façon ludique dans l’oeuvre d’Antoine Proux, elles sont toutes régies par une constante: celle du hasard et de l’aléatoire. La parenthèse qui s’ouvre sur les baies de La Gâterie paraît ainsi faite pour nous inviter à ce genre de promenades hasardeuses qu’affectionnaient particulièrement les Situationnistes. Par analogie, on songe à Barthes écrivant: « Ne jamais fermer les parenthèses, c’est très exactement dériver ». La courbe métallique installée dans la grande salle évoque elle aussi ce signe de ponctuation. Placée face aux murs noirs et aux deux grandes baies peintes en blanc pour nous révéler la présence du symbole Pause dans l’architecture et créer des jeux de lumière, elle reprend la fonction secondaire des barres métalliques qui délimitent les parterres de verdure de nos villes. On en retrouve par exemple sur le boulevard Pigalle, particulièrement affectionné par l’artiste. Les gens s’y assoient pour lire, discuter autour d’une canette, regarder les passants…
Il serait intéressant de développer autour des nombreux clins d’œil affectueux d’Antoine Proux à des artistes tels qu’Yves Klein, le peintre de l’espace, ou encore Robert Filliou, génie sans talent et auteur d’une sentence idéale pour conclure ici: «L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art».
François Mallard


















